Michael
Krebber
Krebber
Allemand, né en 1954
Avant de déménager à Karlsruhe pour suivre l’enseignement de Markus Lüpertz, puis à Berlin, Michael Krebber a fait ses classes dans l’effervescence de Cologne, où il est né, entre la fin des années 1960 et le début des années 1970. La ville est alors un lieu de consolidation du marché de l’art contemporain, et le point de passage de figures en passe d’atteindre un rayonnement international – galeristes (Rudolf Zwirner, Michael Werner, Max Hetzler, parmi d’autres), artistes (Sigmar Polke, Martin Kippenberger, dont Krebber deviendra l’assistant, après avoir été celui de Georg Baselitz). C’est alors que Krebber a fondé son exploration des brèches entre la fabrication de l’œuvre et sa récupération, une culture outrancièrement populaire et un esthétisme crânement assumé, la sublimation du médium pictural et sa suspension critique, l’autoréflexivité et le doute. Sa pratique s’est ainsi constituée en relais cardinal des reconsidérations de l’œuvre d’art au cours du XXe siècle, ready-made et abstraction en tête.