Aluminiumfrau Nr. 18
Aluminium, table en acier corten.
142 × 125 × 250 cm
Avec cette sculpture, Thomas Schütte s’est emparé d’un motif récurrent de l’histoire de l’art : la femme nue couchée. À la question de savoir pourquoi cette femme est sur une table, la réponse de l’artiste est technique. Il faut alors remonter à l’origine de cette sculpture à grande échelle : les « Ceramics Sketches ». Cet ensemble de céramiques a été produit volontairement à la hâte afin de constituer un réservoir de formes. Contrairement aux sculptures monumentales qui ont nécessité chacune six à huit mois de travail, l’artiste explique qu’il en produisait six ou sept par jour en se laissant une heure pour chacune d’elles. Le point de départ, un petit panneau rectangulaire en argile – devenu la table – sur lequel faire reposer la figure, car « fabriquer un modèle de céramique debout est impossible : sur quoi pourrait-il bien tenir debout ? » De cette recherche, il choisit de conserver certains modèles pour les agrandir considérablement et changer de matière et de surface, parfois au bord de l’abstraction.
Photo : Marco Cappelletti © Palazzo Grassi, Pinault Collection
Vue de l'exposition « Thomas Schütte. Genealogies », 2025, Punta della Dogana, Venise.
Photo : Marco Cappelletti © Palazzo Grassi, Pinault Collection
Vue de l'exposition « Thomas Schütte. Genealogies », 2025, Punta della Dogana, Venise.