Avignon

2014

Huile sur toile

8 éléments : 480 × 300 cm (chaque)

Le chef-d’œuvre monumental de Georg Baselitz, Avignon, réunit huit tableaux et met en scène, de façon spectaculaire, le seul protagoniste : le corps vieillissant de l’artiste.
Inspiré notamment par les dernières peintures de Pablo Picasso, mais aussi par Lucas Cranach l’Ancien, Egon Schiele ou Edvard Munch qui transparaissent en filigrane, ces corps semblent « danser à l’envers » selon les mots du poète Antonin Artaud. Les choix de couleurs échappent à tout réalisme ; pourtant il s’agit bien d’un autoportrait démultiplié de l’artiste, elles forment une deuxième peau qui retient les dernières pulsations vitales d’une énergie inconsciente. « Je peins toujours au sol, car je trouve qu’au sol, le monde est mieux ordonné », confie Baselitz « En un sens, ma série sur la danse – et peut être toutes mes œuvres – est une réponse au péril de l’iconoclasme, à l’absence d’image, à la répression de l’art ». Ce vaste cycle pictural forme une scène où les corps et des âmes saisis dans la fulgurance du geste artistique abrite ceux des visiteurs en un huis clos exacerbé.

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